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Drôme : cascade d’Aiguebelle, une randonnée secrète à Pontaix

Soren qui trottine devant avec Jimi en éclaireur, Gustavo qui ferme la marche, on n’avait presque pas de plan, juste un nom sur google maps et l’envie de fraîcheur. Les cascades d’Aiguebelle. Personne pour nous dire où tourner. Et c’est peut-être ça, la première chose à savoir sur ce coin de la Drôme : il ne se donne pas facilement.

Le plus fou, c’est que je passe devant Pontaix depuis que je suis toute petite. La Drôme, c’est chez moi, la Ferme, les routes qu’on connaît par cœur pour y aller. Et pourtant, je n’avais jamais entendu parler de cette cascade. Comme quoi on peut longer un secret pendant des années sans jamais s’arrêter pour l’apercevoir.

En résumé

  • Durée : 30 à 40 minutes h (distance aller-retour ~2 km)
  • Niveau : moyen, adapté aux familles avec enfants à partir de 6 ans et les chiens 🙂 
  • Dénivelé : modéré
  • Meilleur moment : septembre et printemps
  • Depuis Cannes/Saint-Raphaël : ~20 min en voiture
  • Parking : se garer en face sur le bord de la nationale, sinon, après avoir traversé le pint, il y a un petit parking de quelques places

Sommaire

Pontaix, le village suspendu au-dessus de la Drôme

On est partis du discret village de Pontaix, un de ces villages qu’on traverse sans savoir ce qu’il cache. Ce qui est fou avec Pontaix, c’est qu’il est coupé en deux par la route : ses maisons sont accrochées à flanc de montagne, juste au-dessus de la rivière de la Drôme.

Et quand on s’aventure à traverser le pont, c’est un vrai plongeon dans le passé : petites maisons en pierre pleines de charme bordées de fleurs, des façades où on devine encore d’anciennes publicités peintes à même le crépi, pour un hôtel, pour un garage mécanique, souvenirs d’une époque où ce village devait vivre autrement.

Accéder aux cascades d’Aiguebelle depuis Pontaix

Le départ du sentier, on l’a trouvé coincé entre deux maisons en pierre : on passe même sous l’une d’elles, comme si le chemin s’était faufilé là où personne ne l’attendait. Pas d’indication tous les 100m, et honnêtement, je ne suis pas pressée de corriger ce manque d’indication. Un site sans panneau, c’est un site qui reste à ceux qui prennent le temps de le chercher.

Le sentier, lui, ne pardonne pas grand-chose : par endroits il glisse, la roche est humide, la terre glisse un peu sous le pied. Prenez de bonnes chaussures, celles qui accrochent, pas les sandales de plage qu’on a toujours envie d’emmener parce qu’il fait chaud. Prenez aussi des chaussures de rivière, car les roches glissent vraiment dans l’eau. ! Avec Soren à surveiller et Jimi qui fonce sans se poser de questions, on a marché doucement, en gardant un œil sur les passages les plus raides

Soren toujours près à découvrir des rivières

Première vasque et toboggan naturel

Et puis on arrive, et la roche s’ouvre sur une première vasque naturelle où l’on peut déjà tremper les pieds avec un petit toboggan d’eau qui glisse le long de la roche. On croise sur le sentier un couple de randonneurs avec leur chien, eux aussi venus chercher la fraîcheur.
Ni une ni deux pour Jimi notre chien : il est le premier à dévaler jusqu’à l’eau, il dandine partout, lape l’eau, s’amuse à gratter une pierre au fond.
Soren le suit de près, pistolet à eau à la main, direct dans le bain. Gustavo et moi, on s’installe à l’ombre, et j’en profite pour tout immortaliser (c’est pour ça qu’il n’y a jamais de photo de moi).

Jimi, le plus heureux à remonter le lit des rivières

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La grande cascade d’Aiguebelle et sa baignade

Une fois rafraîchis, on rebrousse un peu chemin et on prend le sentier qui monte sur la gauche ; à la fourche, direction la droite.
Arrive alors un passage plus délicat, le sentier collé à la roche et glissant, heureusement, une corde a été fixée à la paroi pour s’y tenir.
Et là, d’un coup, le paysage s’ouvre sur une vasque bien plus grande, avec une cascade qui fait un vacarme incroyable.

Celle-là, on peut carrément y nager. Un petit chemin permet même de passer derrière le rideau d’eau. Et juste à côté, une immense roche plate nous attend, à s’allonger dessus comme des lézards au soleil. Le soleil qui brûle, l’eau glaciale qui coupe le souffle à chaque plongeon. Cette cascade-là, franchement, elle a quelque chose d’incroyable.

Le sandwich avec l'Opinel de toujours

Poursuivre la balade…

— Les ruines du château de Pontaix
Pour ceux qui ont encore un peu de jambes et de curiosité, le sentier continue vers les ruines d’un ancien château. Le passage est plus étroit, plus escarpé, à flanc de falaise par moments, pas le genre d’endroit où on y va avec des petits de 5 ans. Mais la vue qui s’ouvre là-haut sur la vallée de la Drôme vaut son pesant de transpiration : le genre de panorama qui fait qu’on reste silencieux quelques secondes en plus.

Infos pratiques

Comment se rendre à Pontaix ?
Depuis Valence, comptez environ 58 km et 50 minutes à 1h de route, en direction de Crest puis Die.
Depuis Grenoble, c’est un peu plus loin : environ 140 km et 1h40 à 2h de route via l’A48 puis Valence.

 

La randonnée de la cascade d’Aiguebelle est-elle difficile ?
Non, la randonnée n’est pas bien difficile, le sentier étant bien aménagé. Attention aux enfants qui peuvent facilement glisser car avec l’humidité, le sol reste mouillé. n’emmenez pas des petits qui ne sont pas capables de se gérer plus ou moins eux-mêmes (je dirai à partir de 6 ans environ). Certains passages vers les ruines sont étroits et escarpés, à éviter si vous êtes sujets au vertige.

Meilleure période pour la cascade de Pontaix
Je vous recommande le printemps. En été, le débit de l’eau diminue drastiquement dans la Drôme (c’est un fait avec le réchauffement climatique).

Équipement recommandé :
Équipez de baskets ou chaussures de marche, n’oubliez pas les chaussons d’eau, de quoi vous hydrater et protéger du soleil et de quoi faire un petit pique-nique. 

Peu ou pas de signalisation l’accès se fait par une petite ruelle très étroite dans le village de Pontaix. Ne cherchez pas de panneaux, il n’y en a pas.

Un site à préserver c’est un peu son charme : ne demandez pas le chemin trop fort, et repartez comme vous êtes arrivés, sans laisser de trace.

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