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Retrouvailles à Champéry

Retrouvailles à Champéry

De Champéry, je n’en avais gardé que quelques souvenirs brumeux, d’éclats de rire dans la nuit, de verres tintant de Fendant, de paysages de montagnes splendides au réveil depuis le balcon de l’hôtel Beau-Séjour, des chalets recouverts d’un épais manteau neigeux léger et cristallin.
Il n’en fallait pas plus pour me dire qu’un jour, je reviendrai à Champéry.

 

Paris-Champéry

Après un faux-départ à Paris, nous voilà dans le train direction Lausanne. L’excitation d’emmener ma famille découvrir Champéry monte. Le coeur palpite. Mon téléphone affiche « Swisscom » : nous venons de franchir la frontière.
Arrivée à Lausanne.
Les souvenirs de ma vie passée me frappent de plein fouet : Le Beau-Rivage Palace et sa vue splendide sur Evian, les balades en pédalo sur le Lac Léman après avoir dégusté une meringue à la double-crème de la Gruyère, le village de Noël de Montreux et son délicieux vin chaud, sans oublier le Montreux Comedy Festival.

Changement de train, direction Aigle.
Je fais fi de mes souvenirs et balaye ces images en les remplaçants par des nouvelles : les voyageurs autour de nous jouent avec Soren, ses éclats de rire, Hugues qui découvre ces paysages que je connais si bien, avec ce regard d’enfant que j’ai eu tant de fois derrière la vitre d’une voiture.

Du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours aimé ce lac Léman qui longe les villes comme pour les lier à jamais, les pieds de vignes à portée de vue, promesse d’une belle dégustation, les montagnes pour décor en arrière-fond. Alors mêler le train, mon mode de transport favori à ces paysages merveilleux, accompagnée d’Hugues et de notre enfant, c’était déjà un voyage en soi, une nouvelle expérience.

Nous faisons une petite halte à Aigle, le temps de prendre un verre.  Il règne une ambiance paisible. Ici, le temps semble s’être arrêté. Que j’aime ce destin, la vie qui pose un moment de quiétude à l’instant où j’en avais besoin, comme si tout était déjà écrit.

Le petit train pour Champéry arrive. Le soleil est éclatant. Nous poursuivons la découverte des paysages.
C’est une portion que je ne connais pas. Les rails montent sec.

Petit à petit, les immeubles font place à des étendues plus larges et des paysages préservés.

Les sapins frôlant un ciel azur, se font plus nombreux, comme pour protéger un secret bien gardé. Les chalets, comme des petits cailloux jetés dans un océan, apportent la touche finale au tableau idyllique des montagnes valaisannes.

À notre arrivée, Catherine nous réserve un accueil chaleureux dans son Auberge Du Petit Baroudeur et nous fait faire le tour du propriétaire.

 

Chemins de vies croisés

Catherine, je la connais depuis longtemps.
Nous nous sommes rencontrées brièvement en 2011. J’accompagnais un artiste qui devait se produire au Festival Maxi-Rires organisé par son frère Matthieu et son ami Maxime.
Une soirée et une courte nuit avant de repartir, mais des souvenirs gravés dans ma mémoire.

Plusieurs années passent. La vie et le temps filent… Je voyage beaucoup en Asie, puis décide d’ouvrir ce blog, pour y rassembler mes souvenirs, partager mes expériences.
À cette occasion, je me rends au Salon des Blogueurs de voyage à Bruxelles en 2016 lorsque je vois le stand « Vallée D’Illiez – Valais – Portes du Soleil ».
Un signe ? Peut-être bien. Je ne savais pas encore qu’une des représentantes de la destination n’était autre que Catherine.
Une rencontre improbable et surprenante, sans laquelle je n’écrirai sans doute pas ces quelques lignes.

– Bonjour ! Catherine, je représente la Vallée D’Illiez & Les Portes du Soleil !
– Ah mais je connais bien le Valais !
– Ah oui, Comment ça ?
– Oui oui, je m’y étais rendue il y a quelques années, j’accompagnais un artiste pour un festival d’humour »
– Non mais vraiment ? Mais c’est mon frère qui organise ce Festival !

Fou-rires. Échanges de nouvelles de personnes que nous avons en commun. Puis, il faudra deux ans, et une nouvelle rencontre au Salon des blogueurs de voyage en 2017 à Saint-Malo pour que nous arrivions à organiser notre venue à Champéry et nous revoir.

J’aime les rencontres, les gens. Qu’ils me parlent d’eux, de leur vécu, leur histoire. Je ne pouvais venir sans découvrir qui se cache derrière Le Petit Baroudeur.

Le Petit Baroudeur, c’est une histoire de coeur.
L’histoire d’une valaisanne à la générosité sans bornes, au caractère sensible et affirmé. L’histoire de Catherine, amoureuse de son petit coin de nature, qui avait cette envie enfouie en elle depuis des années. Comme celle que j’ai eu de revenir à Champéry.
Et comme moi, il lui aura fallu plusieurs années avant que cette envie ne prenne réellement forme. Du temps de réflexion, de maturation, puis elle se lance dans l’aventure. Sans connaître le métier.
Et c’est une belle aventure qui a fêté ses 7 ans ce 13 Août dernier ! Un cycle de vie à accueillir, conseiller, héberger des inconnus venus découvrir la région. Des centaines de rencontres, d’échanges, et toujours ce même sourire qui illumine son visage. Après ces quelques jours passés à ses côtés, je peux le confirmer : Catherine est une perle, un amour de femme, et nous avons très hâte de la retrouver pour de nouvelles aventures !

 

Escapade estivale

Juillet. Nous voilà enfin dans le Valais, pour passer quelques jours à découvrir les activités estivales de Champéry. Nous séjournons chez Catherine, dans son Petit Baroudeur. Entre matinée à l’accro-branche et une journée en trottinette tout-terrain, nous découvrons les paysages merveilleux de la Vallée D’Illiez en été… mais aussi les bonnes tables de la région.
Le séjour est parfait : le soleil nous accompagne, et nous avons même eu la chance d’assister à la Fête Nationale dans la rue principale du village. Une expérience mémorable !

Déjeuner à la Cantine

Pour notre dernière journée à Champéry, Catherine nous a conseillé de faire une petite ballade et de déjeuner à la Cantine sur Coux.
Situé à 10 minutes en voiture de Champéry, Sur Cou est accessible à pied pour les amateurs de randonnée. Un petit train touristique peut également vous y conduire.
Catherine nous dépose face à la Cantine. Nous faisons un petit tour afin de profiter des derniers instants de la nature champérolaine.

À notre retour, nous sommes accueillis par Claudine, la propriétaire, qui nous invite à prendre place à une table dans le jardin.
Dès les premiers pas, c’est un enchantement.
Le chalet en bois, avec aux fenêtres, des géraniums en fleurs (merci maman pour les cours d’horticulture depuis toute petite) surplombe une étendue d’herbe tendre et verte, qui invite à délaisser ses chaussures un instant.

Je retombe en enfance. Lorsque je passais mes vacances chez mon père, il me sortait un jeu où je pouvais construire mon propre chalet en bois miniature. Tout y était : les poutres d’un brun foncé, les volets rouges avec un cerf ou un sapin découpé, et la cheminée comme touche finale.


Chaque petit recoin invite à se poser.

Tandis que je sirote mon jus de pomme pétillant (découverte et que j’adore… le cidre sans alcool !), je fais un tour du jardin avec Soren dans les bras.
Sur notre gauche, une petite maison vitrée accueille les clients dans une salle intérieure. Non loin de là, deux chèvres et des chevreaux sortent de leur cabane pour nous saluer. Un peu plus devant, des jeux pour faire patienter les enfants.

La vue panoramique, sur la Vallée d’Illiez et les Dents du Midi, est époustouflante. Tout ici respire le temps de vivre

Nous passons à table. Au menu, cassolette campagnarde pour Hugues et croûte aux champignons pour moi. Je me régale.

Ce plat, c’est ma Madeleine de Proust, le plat de mon enfance.
Celui que mon grand-père allemand proposait dans son restaurant. Plat que ma mère à son tour, me préparait lorsque j’étais enfant. Et aujourd’hui, lorsque je vais voir ma famille pour les Fêtes de Noël, ce n’est pas une dinde ou une bûche au chocolat que je demande. C’est une Croûte aux champignons.

J’ai un petit rituel lorsque je viens en Suisse. Je ne repars jamais sans avoir mangé une meringue à la double-crème ou une crème brûlée. Cette fois-ci, c’est la crème brûlée. Et sans étonnement, elle est délicieuse !

L’envie de rester et prolonger ce moment est irrésistible. Mais il est l’heure pour nous de redescendre sur Champéry.
Le temps de quelques mots et embrassades avec Catherine et la promesse de se revoir très vite, et nous montons dans le train qui nous ramène sur Paris.

Champéry, tu as tenu toutes tes promesses, et pour cela je t’en remercie. À mon tour de t’en faire une. Je reviendrai très vite, et je ne laisserai pas autant d’années passer avant de te revoir.

À SAVOIR

Le Petit Baroudeur Backpacker
Située à proximité du téléphérique, cette auberge dispose de 5 chambres, pour un total de 32 lits. Cuisine, salon, salle de bains communes sont d’une propreté exemplaire !
La terrasse à l’arrière permet de se relaxer tout en buvant un verre ou pendant un barbecue.
Le petit déjeuner est un régal. Catherine fait elle-même le granola, le pain chaque matin, les confitures et surtout… le Baroutella, sa version de la fameuse pâte à tartiner aux noisettes.

La Cantine sur Coux
Très joli châlet sur les hauteurs de Champéry décoré avec goût.
L’été, il fait bon déjeuner sur l’herbe avec vue sur les Dents du Midi.
L’hiver, une salle confortable invite a déguster une fondue à la tomate.
Pour s’y rendre : Prendre le petit train des Dents du Midi (départ au pied du téléphérique) qui vous mène directement en haut.

MERCI

à Catherine du Petit Baroudeur de nous avoir hébergés à Champéry, et sans qui ce séjour n’aurait pas vu le jour (et pardon pour les blagues quotidiennes de Hugues),
à tous les partenaires nous ayant permis de découvrir leur activités estivales ou accueillis dans leur établissement.
Merci également à Louisa de l’office du Tourisme de Champéry.

Tous les choix éditoriaux des billets produits suite à ce voyage me reviennent.

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